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Je viens parce que le boulot est à côté. Je préfère manger dans la nature,
vu que je passe mon temps devant l’écran, ça fait du bien.
Moi j’ai eu une première semaine de confinement très stressante, avec des échanges téléphoniques avec toute la famille en Espagne, on était dans cette incertitude…
Et après, j’ai pu me déplacer un peu plus vers les champs, dans le cadre de bénévolat pour une association qui a commencé un projet qui s’appelle la DAL, la distribution alimentaire.

Le confinement, ça posait beaucoup de questions. Vivre en ville, c’est le mouvement et de l’agitation tout le temps. Là, beaucoup de choses qu’on aime bien dans la ville étaient interdites, et d’un autre côté, il y avait de nouvelles sensations qui arrivaient. Moi, j’avais la même sensation que quand il a neigé en 2018 et que je suis sortie dans la rue, j’ai dit : mais qu’est-ce que c’est ça ?!! En plus, avec la neige c’est encore une autre sensation, pas de voiture, tu marches… C’était un peu désertique, mais ça faisait du bien surtout au niveau des voitures, des pollutions.
Quand les terrasses ont rouvert, c’est comme un choc, c’est quoi tout ce monde-là d’un coup !
C’était bien car je sais la galère qu’ils ont subi. Mais j’étais habituée à ne plus voir tant de gens, j’ai eu du mal à m’y réadapter.
Mais on était tous angoissés au niveau social, il nous manquait quelque chose. Une des choses que j’aime bien en ville, c’est que je croise des gens mais je ne fais pas des rendez-vous tout le temps pour voir les gens, je les croise, ou des fois je passe deux heures dans un bar et je discute avec quelqu’un, on ne s’appelle pas pour faire un apéro !
(Une dame, parc Clémenceau, 15 juin 2021).