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Transect des Halles Laissac (Montpellier)
à Saint-Jean-de-Védas

Carte interactive

Les 15 et 16 juin 2021 nous avons marché du centre ville de Montpellier à Saint-Jean-de-Védas centre. Ce parcours totalise six kilomètres et traverse des habitats et environnements hétérogènes : le cœur de ville historique métropolitain, un quartier mixte (Gambetta), un quartier de grands ensembles (Mas Drevon), un front urbain et une ceinture verte pour arriver dans une ville pavillonnaire en périphérie. Les histoires des personnes rencontrées peuvent être regroupées en cinq thèmes : le repli et la frontière urbaine, l’enfermement, le « Co-vide » (solitude), les liens solidaires, et « l’alimentation-vie » porteuse de résonances.

Des fragments de ces histoires sont racontés dans la carte interactive du transect ci-dessous.

Il y a trois types de marqueur :
– les marqueurs point d’intérêt permettent d’ouvrir une fenêtre d’information supplémentaire en cliquant dessus.
– les marqueurs vous permettent d’afficher le texte de manière plus lisible (zoom sur la carte)
– les marqueurs vous permettent d’écouter un son d’ambiance (zoom sur la carte).

 

Pour profiter de votre balade urbaine, nous vous conseillons d’utiliser le mode plein écran.
Pour les sons, le premier son sera à activer manuellement (cliquer sur Play), les autres seront joués automatiquement

Film de la restitution publique

18 juin 2021 sur l’Esplanade de la musique à Montpellier

Équipe

Suzanne AILLOT, dessinatrice, Montpellier
Emmanuelle CHEYNS, UMR Moisa, CIRAD
Marc HIGGIN, UMR Pacte et AAU, Cresson
Max ROUSSEAU, UMR Art-Dev, CIRAD

Localisation du transect et représentation cartographique

1. Hauteur du bâti et des espaces verts autour du transect

2. Services alimentaires autour du transect (bars, restaurauts, fast food)

Bienvenue sur la balade n°1 : De Saint-Jean-de-Védas centre à Montpellier centre (Halles Laissac).
Il y a trois types de marqueur :
- les marqueurs point d'intérêt permettent d'ouvrir une fenêtre d'information supplémentaire en cliquant dessus
- les marqueurs vous permettent d'afficher le texte de manière plus lisible
- les marqueurs vous permettent d'écouter un son

  • On s’est installé fin novembre 2020, sur ce terrain appartenant à la station-service. Avec Uber Eats, ça a cartonné pendant le confinement. Mais depuis la fin du confinement, c’est plus dur : les terrasses sont ouvertes, les gens veulent acheter eux-mêmes, être dehors
    (tenanciers d’un food truck, sur la route départementale).

  • L’idée était de faire une grande surface de produits « bio » et locaux pour toucher une autre clientèle que celle du centre-ville. Nos clients viennent de tout le Sud-Ouest de Montpellier, jusqu’à Sète et Frontignan. On a une clientèle très diversifiée. Il y a eu une prise de conscience pendant le confinement. Par exemple, les gens se sont mis à faire leur pain. Les gens voulaient discuter de la nourriture, de la politique à travers la nourriture. Et donc ils restaient plus longtemps dans le magasin, pour discuter (équipe du Locavorium).

  • Rond-point du Rieucoulon, entrée de Saint-Jean-de-Védas.

  • Le confinement nous a fait beaucoup de mal. On avait fait des stocks en prévision, mais on n’a pas pu les écouler, du coup on a eu beaucoup de pertes. On doit fermer plus tôt que les grandes surfaces. Du coup, il y a une tension avec la préfecture. On ne fait plus de produits frais, ce qui marche le mieux, c’est ce qu’il y a derrière le comptoir (alcool). On est sur une grosse voie et nos clients sont de tous les milieux (un gérant d’épicerie sur l’avenue de Toulouse).

  • Pendant le confinement, je venais ici tous les jours. Ça fait 20 ans que j’habite dans le quartier. Je venais voir les copains. On buvait le café dehors, même si c’était un couloir de vent. J’ai été surpris de voir beaucoup de copains devenir complotistes.
    (un habitué au café le Dôme, Clémenceau).

  • En marchant, de l’avenue de Toulouse au quartier ...

  • Vente de fruits et légumes « Zéro déchets », parking de la Halle Tropisme.

  • – Moi je n’ai mangé qu’avec les livreurs d’Uber Eat. Chaque jour, chaque nuit, j’alternais entre Burger King, Mac Do et KFC. J’avais mon stage, du coup je gagnais 900 euros par mois, donc pas de souci. Avant, j’allais au supermarché, mais j’ai été dégouté par les ruptures de stock. Du coup j’ai beaucoup grossi pendant le confinement.
    Son ami :
    – Moi c’est le contraire, j’aimais déjà me faire la bouffe, mais là c’est devenu systématique, j’ai tout cuisiné chez moi, j’ai préparé des plats de tous les pays, j’ai profité de la Covid. Quand tu restes toujours chez toi, que tu ne fais pas de sport, tu ne bouges plus, tu deviens comme lui (rires). Je ne veux même plus aller au restaurant. Je continue à aller au Lidl, mais je ne prends plus que des légumes « bio ». On se dispute gentiment avec mon copain, je lui dis : ‘alors, t’as été au Mac Do ou au KFC aujourd’hui ?’. J’essaye de le faire changer.
    (Deux amis étudiants, sur le parking du Lidl).

  • Cela m’attriste que mes petits enfants aient perdu le goût de parler et de sortir. Ils ne veulent plus écouter d’histoires. Ils sont sur les PC ; c’est les PC qui leur racontent des histoires. J’ai souffert de la solitude, mais heureusement, j’avais mes voisins et WhatsApp. J’ai continué à chercher des producteurs locaux plus loin, mais j’ai aussi continué à venir à Aldi. J’ai eu le covid de mes petits-enfants à Noel et j’ai toujours des symptômes : j’ai perdu le goût et l’odorat, c’est difficile. Avant j’allais voir mes amies à Montpellier, mais je n’y suis plus retournée.
    (retraitée chargeant sa voiture sur le parking d’Aldi).